Histoire entièrement écrite par moi, Laura.

Histoire entièrement écrite par moi, Laura.







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La vie est belle. Une adolescente en profite. Ses cheveux rayonnent comme le soleil et son sourire pétille de malice. Seulement, un évènement bouleverse sa vie et elle ne remonte pas la pente. Sauf lorsque...

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# Posté le mercredi 24 octobre 2007 12:13

Modifié le vendredi 03 avril 2009 14:44

Plus d'infos sur l'auteur...

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Laura est née le 6 Juin 1994 et habite en Normandie. Elle a une soeur qui compte le plus pour elle et, lorsqu'elle manque d'inspiration, Laura reprends les prénoms des gens qu'elle connait. Noémie, sa meilleure amie dans ce récit est réellement sa meilleure amie dans la vraie vie : c'est sa soeur.
Elle est aussi réellement tombée amoureuse d'un Allan, décrit ici comme dans la vraie vie (les muscle légèrement en moins. ^^')


Et toi ?

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# Posté le mercredi 24 octobre 2007 12:21

Modifié le vendredi 03 avril 2009 14:55

Chapître 1.

Je ne suis pas très douée pour les présentations, alors...

-Laura, il est l'heure de te lever !

Laura, c'est moi. Je n'y vais pas par quatre chemins.

-Tit tit tit tit.


Ca, par contre, c'était mon réveil. Déjà dix heures ? Ma main décolla de mon lit et vint se poser avec difficulté sur le bouton off de l'appareil. J'allumai alors la radio pour me réveiller en beauté. Une musique de Metro Station fit son show. Je me levai en trombe de mon lit et me mis à danser. J'adore Metro Station ! Je retirai ma chemise de nuit et m'habillai tout en dansant. Alors que je mettais un jean, une chanson de dépressif prit la place de mon groupe favoris. Je sautillais vers ma chaine HI.FI pour l'éteindre. Je n'aime pas les chansons tristes. Ca me déprime.
J'étais une jeune fille de quatorze ans. Une adolescente. Une blonde. Oui, ceci n'est qu'un détail, mais j'aimais bien le préciser quand même. L'adolescence... Dur période de la vie, n'est ce pas ? Enfaite, ce n'est pas le bac, le brevet et tout les diplômes qui nous angoissent le plus. Je dirai que c'est plutôt le changement. On se recherche, on a peur de ne pas se trouver. Et tout le monde est comme ça, ce qui crée des disputes. Bref, juste pour dire que je ne pensais pas que c'était aussi difficile que ça. Nous étions samedi. J'avais rendez-vous avec les filles à la patinoire du coin pour nous amuser et, pourquoi pas, faire la rencontre de jeunes hommes. Maman me déposa près du batiment où les filles m'attendaient et Maman repartit pour aller surement à son boulot : Coiffeuse. Ma mère, elle était super belle et avait une coiffure qui lui allait très bien. (Elle n'a pas choisis son métier pour rien !)
Je rejoignai mes copines, on entra dans la patinoire. L'après-midi passa à folle allure, qu'est ce que nous rigolions ! J'étais tombée deux fois, n'étant pas très douée, mais mes éclats de rire étaient plus forts que ma douleur au cul. Les sourires de mes copines étaient la chose que nous voyons le plus. Les garçons se retournaient à notre passage, certains se prenaient quelqu'un et tombaient. C'était drôle. J'étais assise dans les tribunes car mes chevilles hurlaient. Une gamine de six ans tomba devant moi. Un adolescent vint alors vers elle, peut-être son frère, la ramassa. Il leva la tête et nos regards se croisèrent. Il me sourit et repartit. C'est drôle, mais il suffit d'une chose si simple pour vous mettre le sourire. Je décidai de retourner sur la glace pour le rattraper, mais la foule l'engloutit. Je ne trouvais pas les filles et sur le coup, je me suis sentie perdue.

- Prends ma main.

Le garçon au charmant sourire fit son apparition. Me voyant désorientée, il me la prit et me tira de façon à ce que je glisse. On sourit, faisant plusieurs tours de patinoire qui passèrent à une vitesse folle. Mes patins semblaient avoir toujours connus la glace. Il me lâcha, rejoint la petite fille qui nous observait et, d'un geste d'aurevoir, me dit adieu.
Charmant jeune homme, vraiment.
Noémie me raccompagna, ma meilleure amie. Elle me déposa, m'embrassa et me cria "bonnes vacances". Oui, je partais en vacances le lendemain, loupant quelques jours de cours. Un peu plus tôt que les autres, pour ne pas avoir d'embouteillage. Et en plus parce que c'était mon anniversaire, ils voulaient m'emmener dans un endroit magique, mes parents. N'est-ce pas magnifique, la vie ?

"Le repas est dans le micro-onde. Tu n'as juste qu'à appuyer sur "marche". Bisous, on t'aime."

Je souris. Je ne passai pas réellement de temps avec mes parents, bien que je les aimais quand même. Parfois, je me disais que j'allais jouer au Scrabble pour leur faire plaisirs, mais Maman au salon de coiffure et Papa à la gendarmerie, l'emploi du temps était serré. Ce même petit mot trônait tous les soirs sur cette même table avec ce même repas dans le four. Je rentrais tard, je profitais de la vie.
Je rentrais dans ma couverture après avoir mangé et souris. C'était une bonne journée, je me demandais si je reverrais ce jeune homme la semaine d'après.
Le lendemain après-midi, après avoir mis les valises dans la voiture, les parents sont partis faire les dernières courses. Je restais à la maison, regardais les poissons faire des bulles dans leur aquarium tout en écoutant de la musique. Sur le buffet de l'entrée, Maman avait laissé son téléphone portable, au cas où j'aurais un problème. Je m'installai sur le canapé du salon et pris la télécommande ayant marre de mon mp3. Je zappais tranquillement quand le téléphone sonna. Je décrochai avec vive voix.

-Halli hallo, ici la seule ados de la maison, j'écoute ?

J'adorais dire cette phrase, même si à présent, je trouve qu'elle fait pitié. Les gens changent, je sais. Étant enfant unique, je ne copiais pas mon ainé. J'étais la chouchoute des parents. A noël, j'avais souvent des bons cadeaux bien chers; téléphone portable, la wii et compagnie...

-Allo, ma fille que j'aime tant ?

Je reconnu la voix de mon père et continuai la conversation.

-Oui, c'est bien elle. Que lui voulez vous ?
-C'est juste pour lui dire qu'aujourd'hui est un jour important. Nous sommes sur la route. Nous venons de finir les courses pour le départ. Mais ceci est moins important que ton anniversaire !!!!!
-Merci, c'est gentil d'y avoir pensé. Pour une fois que vous n'êtes pas en réunion ou en voyage d'affaires ce jour là. C'est chouette de me le dire en face !


Encore une fois, j'avais ouvert ma gueule. Je me faisais souvent honte.

-Ecoutes, chérie, nous arrivons bientôt ! Nous pourrons te le dire autant de fois que tu le veux à la maison ! D'ailleurs, il y a un cadeau pour toi dans le jardin...

Tout à coup, j'entendis un bruit de fond pas très rassurant. Ma mère cria, mon père parla fort et vite. Un crissement de pneu. Un BOUMMM !
Et là, plus rien.
Je laissai tomber le combiné sur la moquette. Je ressaisi le téléphone et criai :

-Papa, maman ?

Aucun son.

-Je vous en pris, répondez ! Je vous aime tant... J'appelle une ambulance, ne vous inquiétez pas ! Ils ne vont pas tarder ! Accrochez-vous, je vous en supplie !

Je pris le téléphone portable de ma mère, et numérotai le 18. L'ambulance, c'est le 15, et je n'avais même pas fait attention à ce détail.

-Vite, mes parents ont eu un accident sur la route ! Je vous en supplie, je les avais au téléphone à ce moment là ! Faites vite, ils sont sur la route d'intermarché de Gaillon !

Je raccrochai le portable même si j'entendais une voix de femme me dire de me ressaisir et de me demander qui j'étais. Elle était marrante, elle ! Ce n'était pas elle qui venait d'entendre l'accident de ses parents en direct. Je repris le téléphone.

-Ils arrivent, ne vous inquiétez pas ! Je viens de les appeler ! Ils arrivent, tenez bon !

Ils marmonnaient quelque chose d'indescriptible. C'était pour moi une horreur que de les entendre souffrir. Je sentais presque la fumée du moteur envahir mes narines, je sentais presque leur sang dégouliner de leur front. Je sentais presque leur coeur s'arrêter. Je continuai mon monologue, jusqu'à que j'entende le "pim-pon" de mes chers pompiers. Le téléphone marchait toujours. J'entendis quelques mots et leurs pas rapides et précis qu'ils faisaient. J'entendais tout ce qu'il se passait et j'eu envie de raccrocher. Des perles de sueur coulaient sur mon visage.

-Aïe. Ils ont du avoir mal.


Encore un débile qui fait une remarque... Débile.

-Oui, mais je crois que l'on ne peut plus rien faire pour eux...

Encore un pessimiste qui fait une remarque... Pessimiste.

-La pauvre petite ! Regarde ! Ils avaient une photo d'elle dans leur porte-feuille. Et sa carte d'identité. C'est son anniversaire aujourd'hui.
-Ah ouais... Elle aura besoin de beaucoup de courage.


J'éteignis le téléphone. J'en avais trop entendu.
Je m'écroulai sur le canapé et commençais à pleurer. Mon hamster continuait à faire de la roue, comme si de rien n'était, et mon chien se grattait. Je regardai dehors. Je vis un scooteur. Celui que tout les ados demandent à leur anniversaire, mais que leurs parents refusent car l'enfant est trop casse-cou. Celui que j'avais demandé, moi aussi.
Je sorti dehors en pleurant et arrachai le petit n½ud. Je pleurai, courrai sans m'arrêter jusqu'à ce que ma respiration devienne saccadée. Des larmes coulaient sur mes joues. J'avais la rage ! La rage de n'avoir pas su profiter de mes parents. Mais comment aurais-je pu savoir qu'ils allaient crever le jour de mon anniversaire ?! Personne ne pouvait prédire ça. Et encore moins eux. Je déchirai le petit mot qu'ils avaient écris. Je m'étalai par terre, n'ayant plus de force, ni de larmes.

# Posté le jeudi 25 octobre 2007 12:25

Modifié le samedi 04 juillet 2009 10:48